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C.120 Conférence internationale sur le VIH(IAS 2019)- Mexico 20-24 Juillet 2019. Rares bénéfices pou
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Comme les précédentes conférences, Mexico a réuni 5000 participants de140 pays avec une multitude de présentations d’intérêt très variable pour les patients. Il s’agit d’une immense foire commerciale contrôlée par Bigpharma et d’associations en attente d’avancées réelles dans les traitements et le vaccin notamment.

En réalité, beaucoup d’énergie pour  rien si ce n’est pour le bénéfice des firmes pharmaceutiques.

Ainsi, un forcing pour booster  les PreP , notamment avec un anneau vaginal à la dapivirine, et un implant ayant une durée de un an .Pour l’anneau testé sur les femmes africaines, rien de convaincant. Ainsi avec un anneau à remplacer tous les mois, on observe une réduction de la contamination de seulement 39% ! Pour l’implant sous cutané du laboratoire Merck, à base d’islatravir(INNTI), ayant une durée de vie de un an, les résultats sont plus convaincants. On se doit cependant rappeler avec force que la PreP ne correspond à aucune alternative justifiable au préservatif pour lequel les pouvoirs publics ne font pas la promotion qu’il mérite. Il s’agit d’une simple objectif commercial.

Une avancée pour les patients multiresistants avec un nouvel antiviral le Fostemsavir, inhibiteur d’attachement. Dans un essai , on observe à 46 semaines une charge virale indetectable chez 38% des patients. Il s’agit d’un petit pas.

Concernant les essais thérapeutiques, pas grand-chose de nouveau. On a l’impression que rien n’a été appris des précédentes conférences . On continue à prescrire de plus en plus , de plus en plus longtemps et avec le maximum d’effets indésirables pour nourrir l’ogre   Bigpharma.

Ainsi, on répète des essais déjà réalisés  comparant des bithérapies ( dolutégravir+ lamivudine ou islatravir+doravirine) à des trithérapies ou pire on redécouvre des travaux de J.Leibowitch de 2010, déjà redécouvert en 2016 à AIDS2016 à Durban !

Ainsi est confirmé que traiter 4jours/7 est aussi efficace que 7jours /7. Il est honteux que l’OMS et les systèmes de santé nationaux  exsangues et corrompus n’aient pas encore recommandé  ces traitements intermittents qui réduiraient de plus de40% le coût des traitements.

Concernant les essais vaccinaux, une présentation pour montrer qu’on continue à s’y intéresser alors que vaccin existe mais il est verrouillé de manière criminelle par les pouvoirs publics français( AP HM et CNRS0). Il s’agit du vaccin Tat-Oyi(voir sur le site :C104- Vaccin HIV thérapeutique Biosantech-Erwann Loret-Attaques injustifiables)

 
C.119-SCANDALE SANITAIRE LUBRIZOL-DISSIMULATION OU IMCOMPETENCE COUPABLE
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TAUX DE PCBs CANCERIGENES 2 MILLIONS DE FOIS LA NORMALE A LUBRIZOL

 

Mardi 15/10/2019

L’incendie de Lubrizol (site classé Seveso seuil haut, inséré en pleine agglomération Rouennaise) a dégagé un nuage noir de 3km de large et 20 km de long contenant du mercaptan (dérivé soufré) à odeur puante, couvrant toute la région Rouennaise et jusqu’aux Hauts de France 200 km plus loin au Nord-Est.

2 usines ont pris feu: Lubrizol (5253 tonnes), mais aussi Normandie Logistique (+ 4000 tonnes supplémentaires).

Les produits brûlés contenaient des additifs pour lubrifiants soufrés et phosphorés et des métaux, pour Lubrizol, et de l’asphalte (Total), de la gomme arabique, de la magnésie et de la bauxite pour Normandie Logistique.

Les prélèvements (lingettes) n’ont été faits que sur 3 sites pour la recherche de dioxine, sites tous situés à la périphérie de Rouen et analysés par INERIS. Les résultats (lingettes) analysés par le Bureau Veritas à Rouen ne sont pas disponibles. Seuls sont connus ceux de l’air ambiant.

 

Les résultats ont été interprétés, d’une seule voix, à l’unisson, comme « très rassurants », «  en dessous des seuils admis de toxicité  » par 3 ministres (Santé, Environnement et Alimentation), et, surtout, le lait autorisé à la commercialisation.

Ce lait va donc être mélangé aux autres laits et transformé en beurre, fromage, yaourt, crème et autres produits laitiers. La traçabilité d’un tel lait est impossible.

On sait que la dioxine est lipophile, c’est-à-dire qu’elle se concentre dans les graisses (celles du lait, beurre, crème, fromage, etc..).

Elle se concentre aussi dans le lait maternel des mères (4 fois plus que dans le lait de vache) qui allaitent leur bébé.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas « la » dioxine, il faut savoir que

3 types de dioxines sont analysés simultanément:

1) les dioxines (TCDD)

2) les furanes (F)

3) les polychlorobiphenyles (PCBs)

La dose dangereuse, à ne pas dépasser, a été fixée par la FDA (Food and Drug Administration) Américaine à 7 femtogrammes/kg de poids pour la dioxine TCDD. Pour les PCBs (la 3ème « variété » de dioxine), la dose est de 12,4 femtogrammes dans l’air ambiant (Organisation Mondiale de la Santé, OMS 2005) .

Le femtogramme (fg) est un millionième de milliardième de gramme.

Le pictogramme (pg) est un millième de milliardième de gramme. Un pg= 1 000 fg.

Le nanogramme (ng) est un milliardième de gramme. Un ng= 1 000 000 fg.

 

Une fois ces chiffres officiels connus, on peut interpréter les résultats fournis par les prélèvements:

Sont-ils supérieurs au seuil de dangerosité en femtogrammes?

Le Bureau Veritas donne les chiffres suivants dans l’air ambiant:

pour le mélange de 7 PCBs (effet cocktail, ou synergique du mélange de 7 congénères de PCBs),

PCBs à 28 700 picogrammes (pg)= 28 700 000 femtogramme (fg)

si vous divisez par 12,4 ça vous donne un taux 28 700 000: 12,4 = 2 314 516 fois supérieur au seuil de dangerosité de l’OMS (2005). DEUX MILLIONS DE FOIS LA DOSE NORMALE.

Par contre, on n’a aucun des résultats sur les prélèvements lingettes à Rouen effectués par Veritas.

 

 

Le risque principal des PCBs est celui de cancers (pancréas, mélanome, sein, colon, lymphome non hodgkinien).

En 2016, sur la base d’indications suffisantes de cancérogénicité chez l’Homme et chez l’animal, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé les PCBs comme cancérogènes pour l’Homme (Groupe 1). Les PCBs conduisent au développement de mélanome malins. Une association positive a été observée pour la survenue du lymphome non Hodgkinien et le cancer du sein.

Les PCBs de type dioxine, avec un Facteur de Toxicité Equivalente (TEF) selon l’OMS (PCB-77, PCB-81, PCB-105, PCB-114, PCB-118, PCB-123, PCB-126, PCB-169, PCB-156, PCB-157, PCB-167, PCB-189), sont considérés comme cancérogènes pour l’homme (Groupe 1).

 

 

Bibliographie:

Seine-maritime.gouv.fr/Actualités/Mise-a-jour-lncendie-au-sein-de-l-entreprise-Lubrizol

Résultats analyses INERIS - Dioxines - format: PDF - 0.53 Mb - 10/10/2019

Résultats analyses Bureau Veritas - Dioxines - format: PDF - 6.42 Mb - 10/10/2019

 

TRAN Guy Mong Ky

retraité

Agence Régionale de Santé

ARS Auvergne Rhône-Alpes

 

correspondance: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

31 Av du Bois 92290 Châtenay Malabry France

 
C.118bis-Focus on the 22nd International Conference on AIDS -AIDS 2018-Amsterdam (23-27July 2018)
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 This world conference, a major trade show serving the interests of pharmaceutical lobbies, brought together 18,000 participants and gave rise to around 2,000 oral presentations and posters of very disparate interest. Unfortunately the share of clinical research has been systematically declining since its first meeting in favor of prevention, epidemiology, social, legal and human rights. The congress reiterated the commitment to achieve the 90-90-90 goal (90% of people diagnosed, 90% of diagnosed treated, 90% with undetectable viral load). Today 17million diagnosed (less than 50% ), 46% treated and 38% undetectable. The funding needed to reach the 90-90-90 target will reach more than $ 19 billion next year, but will then drop to $ 18 billion by 2020. The results presented in the major media have focused, in the absence of major results, on PrEP and on the absence of contamination in cases of undetectable viral load, results already presented previously. It is astonishing that on a plethora of works presented (more than 1000 studies) by thousands of researchers and colossal sums invested, none brings a beginning of answer to the essential wait of the patients, namely the eradication of the virus or an effective preventive or therapeutic vaccine. Overall, everything goes as if the sole objective of the research world driven by the pharmaceutical lobbies and their national and international political allies was to convince the HIV patient to take a triple therapy as soon as he is diagnosed with HIV, and to maintain it. for life, and for any seronegative individual with sexual activity, to make a pre-exposure prophylaxis (PrEP), namely a light antiviral treatment (dual therapy) for life! There is no room for contestation of early initiation of treatment, intermittent structured treatments, light treatments and complementary treatments. We are faced with a total lockdown of medical information for the sole benefit of pharmaceutical lobbies and their accomplices at the level of national and global health authorities (WHO and UNAIDS). Regarding PrEP, by taking Truvada, its adoption was significantly associated with the decline in diagnoses in the United States, although this prevention remains very marginal (77,000 people in the US in 2016 with a decrease of no more than 4.7% in new cases of seropositivity diagnosed in the states most practicing this prevention). In addition, taking Truvada on demand proved to be as effective as the daily intake during the first year of the French PrEP study. This is a costly prevention with side effects inherent to Truvada. It is essential to remember that PrEP is accompanied by an outbreak of other STDs (Syphilis, Gonorrhea, Chlamydia, Lymphogranuloma venerum, Human papillomavirus, Herpes simplex virus, Hepatitis C). It seems to us regrettable not to focus the prevention effort on the sole use of condoms, which is the safest, most economical and risk-free way. It seems to us that the media hype around PrEP is motivated solely by the desire of pharmaceutical lobbies to considerably increase its clientele (30million additional patients to be treated). Regarding the adverse effects of treatments Alan Go (Abstract / 2778) shows that HIV is associated with a significant increase in the risk of heart failure and stroke. In the study presented, it appears that people living with HIV had a significantly higher rate of heart failure or stroke than HIV-negative participants, although they had fewer cardiovascular risk factors. The researchers concluded that heart failure or stroke in people living with HIV did not seem related to the developmental pathways of arteriosclerosis, or plaque development in the arteries. Unfortunately, the authors have refused to conclude that the only reason for these results is other than the taking of certain antivirals for which studies already exist (Abacavir, ...) An attempt at curative treatment (Astract / 12977) by Sarah Fidler (randomized RIVER study) based on the Kick-and-Kill strategy, ie activation of reservoirs followed by antiretroviral treatment led to failure . This test drives open doors. A similar failure had already been achieved in Texas in 2005 with valproic acid. One can wonder about perseverance in failure!
For antiretroviral treatments, we find surprisingly a study establishing that a dual therapy with dolutegravir works well for a first anti-HIV treatment, whereas as early as 2005 a monotherapy with dolutegravir is preconnected! A clinical trial on a triple therapy (we can wonder about the reasons for the persistence of tritherapies prescriptions today in the era of mono or bitherapies and therapeutic simplifications!) Including doravirine, NNRTI, presented in 2015 to the IAS of Vancouver. This is a multicenter, randomized, double-blind study involving 766 people. Triple therapy (doravirine, tenofovir and lamivudine) appears as effective as (efavirenz, tenofovir, emtricitabine). One third of patients have moderate or severe side effects with discontinuation of the trial. The only interest of this trial could be the possibility of using doravirine in case of multiple resistances.
Surprising information in young adults and adolescents who have been infected in utero or after birth has been reported. These patients are 13 times more likely to develop cancer and 9 times more likely to die. The development of cancer is associated with the lack of viral suppression and low nadir CD4 cells, leading researchers to suggest early initiation of antiretroviral therapy to reduce risk.
An important study (PARTNER) on the risk of transmission of HIV by an HIV-positive person with an undetectable viral load has just confirmed that the risk is zero for both gay men and heterosexuals regardless of sexual practice.
Regarding the vaccine 9 works were presented, 2 only on humans with two preliminary clinical trials of phase 1 / 2a. No hope for benefits for patients in the medium or long term A macaque test (Abstract THAA0105) shows that injection of a single dose of broad-spectrum neutralizing antibody can protect against HIV for a period of 6 to 12 months. This is a temporary immunoprophylaxis. Another study on humanized mice with a neutralizing antibody (PGDM1400) base as a basis for the vaccine fails to establish a sufficient prophylactic or therapeutic effect. The clinical study (Abstracts TUAA0104 and TUAA0105) aims to evaluate a prophylactic vaccine consisting of viral vectors comprising a mosquito of HIV-1 Env, Gag and Pol transgenes and a soluble clade of gp140 trimeric protein envelope. . On 36 uninfected individuals, a strong and sustained immune response is observed up to the 78th week. It is difficult to demonstrate the prophylactic efficacy of this vaccine. Finally, two abstracts (TUAA0203 and TUAA0205) recall the potential of gene therapies.

One can only be surprised by the absence of major results on a vaccine that can give hope to patients. It should be mentioned, however, that Bigpharma has no reason to fund research on the vaccine let alone accept the arrival of a vaccine on the market that would see the collapse of its huge profits on antivirals.   However, we must remember the discovery of an effective and promising vaccine in 2016 based on the viral protein Tat Oyi (C104 - Biosantech-Erwann Loret Loret therapeutic Vaccine - Unjustifiable attacks on our site). From the moment of its presentation, this discovery was attacked without any scientific basis, in the press notably by J.F Delfraissy, President of the ANRS, and on the judicial plane by the CNRS, and the Public Assistance. These have succeeded by judicial way to block the continuation of the test! It is assassinations or at least endangering the lives of others. After 2 years lost in sordid legal proceedings, the President of the Committee of ethics of the Protection of Person (CPP), gave a favorable opinion to a follow-up of cohort after vaccination of Phase II, on 46 patients seropositive. This cohort follow-up is scheduled to start in September 2018, and should validate the preliminary results of at least two patients at the beginning of retroseroconversion, after vaccination with Tat Oyi, on which Dr. Loret, researcher at the CNRS communicated to BERLIN before scientists in January 2017. If, because of the small number of patients per dose injected, the main objective of the clinical trial was not statistically significant, it was nevertheless achieved with 30% of subjects having maintained in the same dose a viral load less than 80 copies for 2 months, without triple therapy. This very promising result is a concrete hope that the Tat Oyi associated with triple therapy can potentiate its effectiveness, and reduce the risk of treatment failure in the case of poor compliance with treatment.
New criteria that have emerged since the end of the trial in 2014 and the analysis of the results of the trial show other points of interest, which are just as important today as a controlled viral load when stopped. triple therapy. The clinical course of an HIV-positive patient to a reported AIDS would be closely related to CD4 cell count, CD4 / CD8 ratio, reflection of immune system status and pro-viral DNA, a control of cell size infected, unreachable by triple therapy. Vaccination with Tat Oyi showed in the phase II trial that it had a statistically significant effect on the immune system, increasing CD4 and CD4 / CD8 ratio. Tat Oyi would also act statistically significantly on pro-viral DNA, which is a control of the reservoir of the virus, showing that when one accumulates proviral DNA between M0 and M12, the vaccinated with 33μg X 3 have a smaller reservoir at M12 than the placebos. Knowing that an anti-retroviral treatment acts only very little on the size of the reservoir of infected cells hidden in the body, and on the permanent production of extra cellular Tat by these cells, the implementation of this cohort monitoring has received a favorable opinion to validate that treatment by Oyi State could render undetectable pro-viral DNA, a control of the HIV reservoir in the peripheral blood, only five months after the first injection and increase by 66% the CD4 / CCD8 ratio in patients with HIV infection (Retrovirology 2016). This cohort follow-up could, four years after the release of the trial, bring a functional cure if, at the disappearance of the anti-HIV antibodies (P24-GP120), the undetectability of the pro-viral DNA was associated, which would be a real turning point in the treatment of AIDS. The EvaTat trial seems to show that patients with clades B and C are good responders to the Tat Oyi vaccination, which corresponds to 95% of the global population of patients with HIV. The association of triple therapy with Tat Oyi could initially make a large number of patients eligible for the lightening of triple therapy, which corresponds to a strong demand from HIV-positive people, who suffer the heavy side effects of their treatment. treatment. For the southern countries for which the quality of the molecule is less good, the Tat Oyi would reduce the therapeutic failures by improving the observance of the treatments
Fo
F

 
C.118-Regard sur la 22°Conférence internationale sur le Sida –AIDS 2018-Amsterdam(23-27Juillet 2018)
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Cette conférence mondiale, grande foire commerciale servant les intérêts des lobbys pharmaceutiques,  a réuni 18000 participants et donné lieu à environ 2000 présentations orales et posters d’intérêt très disparate . Malheureusement la part de la recherche  clinique recule systématiquement depuis sa première reunion  au profit  de la prévention, l’épidémiologie, le social, le juridique et les droits de l’homme. Le congrès  a rappelé l’engagement d’atteindre l’objectif 90-90-90 (90%de personnes diagnostiquées, 90% de diagnostiqués traités, 90% avec une charge virale indétectable).Aujourd’hui 17millions diagnostiqués( moins de 50%), 46% traités et 38% indétectables. Le financement nécessaire pour atteindre l’objectif 90-90-90 culminera à plus de 19 milliards de dollars l’année prochaine, mais chutera ensuite à 18 milliards en 2020.

Les résultats présentés dans les grands medias se sont focalisés, faute de résultats majeurs, sur la PrEP et sur l’absence de contamination en cas de charge virale indétectable, résultats déjà présentés antérieurement. Il est stupéfiant que sur une pléthore de travaux présentés(plus de 1000études) par des milliers de chercheurs et des sommes colossales investies, aucune n’apporte un début de réponse à l’attente essentielle des patients, à savoir l’éradication du virus  ou un vaccin préventif ou thérapeutique efficace.  Globalement, tout ce passe comme si l’unique objectif du monde de la recherche piloté par les lobbys pharmaceutiques et leurs alliés politiques nationaux et internationaux était de convaincre le patient HIV de prendre une trithérapie dès l’annonce de sa séropositivité, et de la maintenir à vie, et pour tout individu séronégatif  ayant une activité sexuelle, de faire une prophylaxie préexposition(PrEP), à savoir un traitement antiviral allégé(bithérapie) à vie !

Aucune place n’est laissée à la contestation de l’initiation précoce du traitement, aux traitements structurés intermittents, aux traitements allégés et aux traitements complémentaires. On se trouve en face d’un verrouillage total de l’information médicale au seul profit des lobbys pharmaceutiques et de leurs complices aux niveau des autorités sanitaires nationales et mondiales( OMS et ONUSIDA).

Concernant la PrEP , par la prise de Truvada, son adoption a été significativement associée à la baisse des diagnostics aux Etats-Unis, même si cette prévention reste très marginale (77000 personnes aux USA en 2016 avec diminution au plus de 4,7%  de nouveaux cas de séropositivité diagnostiqués dans les états pratiquant le plus cette prévention). Par ailleurs la prise de Truvada à la demande s’est  révélée aussi efficace  que la prise quotidienne au cours de la première année de l’étude française sur la PrEP. Il s’agit d’une prévention coûteuse avec des effets secondaires inhérents au Truvada. Il est essentiel de  rappeler que la PrEP  s’accompagne d’une flambée des autres MST (Syphilis , Gonorrhoea, Chlamydia, Lymphogranulome venerum, Human papillomavirus, Herpès simplex virus, Hépatite C)

Il nous parait regrettable de ne pas faire porter l’effort de prévention sur la seule utilisation du préservatif qui est le moyen le plus sûr, le plus économique et  sans risques. Il nous semble que le tapage médiatique autour  de la PrEP  a pour seule motivation la volonté des lobbys pharmaceutiques d’accroitre considérablement sa clientèle (30millions de patients supplémentaires  à traiter).

Concernant les effets indésirables des traitements Alan Go(Abstract/2778) montre que le HIV est associé à une augmentation notable du risque d’insuffisance cardiaque et d’AVC. Dans l’étude présentée, il apparait que les personnes vivant avec le VIH présentaient un taux d'insuffisance cardiaque ou d’AVC significativement plus élevé que les participants séronégatifs, bien qu'elles aient moins de facteurs de risque cardiovasculaire. Les chercheurs ont conclu que l'insuffisance cardiaque ou l’AVC chez les personnes vivant avec le VIH ne semblait pas liée aux voies de développement de l’artériosclérose, ou développement de plaque dans les artères. Malheureusement, les auteurs se sont refusés à conclure que la  seule raison de ces résultats n’est  autre que la prise de certains antiviraux pour lesquels des études existent déjà(  Abacavir,…)

Une tentative de traitement curatif (Astract/12977) présentée par Sarah Fidler (étude randomisée RIVER) basée sur la stratégie Kick-and-Kill, c’est-à-dire activation de réservoirs suivi d’un traitement antirétroviral a conduit à un échec. Cet essai enfonce des portes ouvertes. Un échec similaire avait déjà été obtenu en 2005 au Texas avec l’acide valproîque. On peut s’interroger sur la persévérance dans l’échec !

Pour les traitements antirétroviraux, on trouve étonnement une étude établissant qu’une bithérapie au dolutégravir marche bien pour un premier traitement anti-VIH, alors que dès 2005 une monothérapie au dolutégravir  est préconnisée !

Un essai clinique sur une trithérapie( on peut s’interroger sur les raisons de  la persistance de  prescriptions de trithérapies aujourd’hui à l’ère des mono ou bithérapies et des simplifications thérapeutiques ! ) incluant la doravirine, NNRTI,présenté en 2015 à l’IAS de Vancouver. Il s’agit d’une étude multicentrique randomisée en double aveugle portant sur766 personnes. La trithérapie (doravirine, tenofovir and lamivudine) apparait aussi efficace que (efavirenz, tenofovir, emtricitabine). On observe un tiers de patients présentant des effets secondaires modérés ou sévères avec abandon de l’essai. Le seul intérêt de cet essai pourrait être  la possibilité d’utiliser la doravirine en cas de multiples résistances.

Une information surprenante chez les jeunes adultes et les adolescents ayant été contaminés in utéro ou après la naissance a été communiquée. Ces patients ont 13 fois plus de risque de développer un cancer et 9 fois plus de risque de décéder.  Le développement du cancer est associé avec l’absence de suppression virale et un faible  nadir des cellules CD4, ce qui conduit les chercheurs à suggérer d’instituer au plus tôt un traitement antirétroviral pour réduire le risque.

Une étude importante( PARTNER) sur le risque de transmission du HIV par un séropositif ayant une charge virale indétectable vient de confirmer que le risque est nul tant pour les hommes gays que pour les hétérosexuels et ce quelle  que soit la pratique sexuelle.

Concernant le vaccin 9 travaux  ont été présentés, 2 seuls sur l’homme  avec deux essais cliniques préliminaires de phase 1/2a. Aucun ne laisse espérer de retombées pour les patients à moyen ou long terme

Un essai sur le macaque (Abstract THAA0105) montre que l’injection d’une dose unique d’anticorps neutralisant à large spectre peut protéger du HIV pendant une période de 6 à 12 mois. Il s’agit d’une immunoprophylaxie temporaire.

Une autre étude sur des souris humanisées avec comme base du vaccin un anticorps neutralisant(PGDM1400) ne permet pas d’établir d’effet prophylactique ou thérapeutique suffisant.

L'étude clinique(  Abstracts TUAA0104 et TUAA0105) a pour objet d'évaluerun vaccin prophylactique constituéde vecteurs viraux comportant une mosaîque de HIV-1 Env, Gag et Pol transgènes et d'un clade Csoluble de gp140 trimeric de la proteine de l'enveloppe. Il est constaté sur 36 individus non infectés une réponse immune forte et soutenue jusqu'à la 78° semaine.Reste à démontrer l'éfficacité prophylactique de ce vaccin.

Enfin, deux abstracts (TUAA0203 et TUAA0205) rappellent les potentialités des thérapies géniques.

 On ne peut qu’être étonné par l’absence de résultats  majeurs sur un vaccin pouvant redonner un espoir aux patients.

On se doit cependant  de mentionner que Bigpharma n’a aucune raison de financer des recherches sur le vaccin et encore moins d’accepter l’arrivée d’un vaccin  sur le marché qui verrait l’effondrement de ses profits colossaux sur les antiviraux.

On se doit pourtant de rappeler la découverte d’un vaccin efficace et prometteur en 2016 basé sur la protéine virale Tat Oyi ( C104- Vaccin HIV thérapeutique Biosantech-Erwann Loret- Attaques injustifiables, sur notre site). Dès sa présentation, cette découverte à été attaquée sans aucun fondement scientifique,  dans la presse notamment par J.F Delfraissy, Président de l’ANRS,  et sur le plan judiciaire par le CNRS, et l’Assistance Publique. Ces derniers ont réussi par voie judiciaire à bloquer la poursuite de l’essai ! Il s’agit d’assassinats ou du moins de mise en danger de la vie d’autrui. Après 2ans perdus dans des procédures judiciaires sordides, le Président du Comité d’éthique de la Protection de Personne (CPP) , a donné un avis favorable  à un  suivi de cohorte après vaccination de la Phase II, sur 46 malades séropositifs. Ce suivi de cohorte  doit débuter en septembre 2018, et devrait permettre de valider des résultats préliminaires d’au moins deux patients en début de rétroséroconversion, après vaccination avec la Tat Oyi, sur lesquels le Docteur Loret, chercheur au CNRS a communiqué à BERLIN devant des scientifiques  en janvier 2017.

Si, pour des raisons du faible nombre des patients par dose injectée, l’objectif principal de l’essai clinique n’a pas été statistiquement significatif, il a pourtant été atteint avec 30% de sujets ayant maintenu dans la même dose une charge virale inférieure à 80 copies pendant 2 mois, sans trithérapie. Ce résultat très prometteur est un espoir concret que la Tat Oyi associée à la trithérapie puisse  potentialiser son efficacité, et diminuer les risques d’échecs thérapeutique dans le cas d’une mauvaise observance du traitement.

De nouveaux critères apparus depuis la fin de l’essai en 2014 et l’analyse des résultats de ce dernier montrent d’autres points d’intérêts, qui sont aujourd’hui tout aussi important qu’une charge virale contrôlée à l’arrêt de la trithérapie. L’évolution clinique d’un malade séropositif vers un SIDA déclaré serait étroitement liée au taux de CD4, au ratio CD4/CD8, reflet de l’état du système immunitaire et à l‘ADN pro-viral, témoin de la taille des cellules infectées, inatteignables par la trithérapie.

La vaccination avec la Tat Oyi a montré dans l’essai de phase II, qu’elle avait une action statiquement significative sur le système immunitaire, en augmentant les CD4 et le ratio CD4/CD8.

La Tat Oyi agirait aussi de façon statistiquement significative sur  l’ADN pro-viral ,témoin du réservoir du virus, en montrant que lorsqu’ ‘on cumule l ADN proviral entre M0 et M12 , les vaccinés avec 33µg X 3 ont un réservoir moins important à M12 que les placebos.

Sachant qu’un traitement anti rétroviral n’agit que très peu sur la taille du réservoir des cellules infectées cachées dans l’organisme, et sur la production permanente de Tat extra cellulaire par ces cellules, la mise en œuvre de ce suivi de cohorte a reçu un avis favorable pour valider que le traitement par la tat Oyi pourrait rendre indétectable l’ADN pro-viral, témoin du réservoir du VIH dans le sang périphérique, cinq mois seulement après la première injection et augmenter de 66% le ratio CD4/CCD8 chez les patient infectés par le VIH (Retrovirology 2016).

Ce suivi de cohorte pourrait, quatre ans après la sortie de l’essai apporter une cure fonctionnelle si, à la disparition des anticorps anti-VIH (P24-GP120) était associée l’indétectabilité de l’ADN pro-viral  ,ce qui serait un véritable tournant dans le traitement du SIDA.

L’essai EvaTat semble montrer que les malades des clades B et C sont bons répondeurs à la vaccination Tat Oyi, ce qui correspondrait à 95% de la population mondiale des malades par le VIH. L’association de la trithérapie à la Tat Oyi pourrait dans un premier temps rendre éligible un grand nombre de malades à l’allègement de la trithérapie ce qui correspond à une forte demande de la part des séropositifs, qui subissent les lourds effets secondaires de leur traitement. Pour les pays du Sud pour lesquels la qualité de la molécule est moins bonne, la Tat Oyi permettrait de diminuer les échecs thérapeutiques en améliorant l’observance des traitements

 


 

 
C.117-LUC MONTAGNIER : L’HOMME À ABATTRE !
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Article paru dans la revue Alternatif Bien-Être, rendu public. Il illustre la collusion avérée entre l'industrie pharmaceutique,les medias et les pouvoirs publics dans la politique  sanitaire mondiale

Comme tous les gens bien informés le savent, le complexe pharmaco-industriel mondial (que j’ai surnommé dans mes ouvrages « le tyrannosaure ») est une véritable mafia qui a mis toute l’humanité en coupe réglée et qui fait la pluie et le beau temps au sein de toutes les «Autorités de santé» de dizaines de nations réputées indépendantes.  
 
Or, en ce qui concerne la santé, ou plus exactement la maladie, aucun État n’est véritablement libre de ses choix, car la grande majorité de ses «experts» sont en conflit d’intérêts avec les grands laboratoires, dont ils sont salariés ou actionnaires. Aussi est-il de plus en plus urgent que les démocraties, à commencer par la France, veillent à ce que les décideurs des divers organismes de santé soient totalement indépendants de l’industrie pharmaceutique, faute de quoi il n’existera bientôt plus aucune liberté du citoyen en ce qui concerne sa santé et celle de sa famille. Sous prétexte de le «protéger», des décisions bafouant délibérément ses droits les plus élémentaires lui seront imposées.

Un prix Nobel face au tyrannosaure

L’une des plus grandes victoires (que j’espère provisoire) du « tyrannosaure » a été remportée récemment en France et en Italie par l’obligation de 11 vaccins infligés à nos bébés, alors que rien ne pouvait justifier une telle mesure, qui est une atteinte caractérisée à nos droits constitutionnels. Faut-il que le « tyrannosaure » soit puissant pour qu’il soit parvenu à circonvenir le Président Emmanuel Macron, qui fut pourtant élu dans le but de réformer et fortifier la démocratie française. Toutefois, la guerre des vaccins n’est pas terminée, et l’on voit de nombreux David saisir leur fronde afin de terrasser le monstrueux Goliath, empereur des seringues. 


Le Pr Luc Montagnier lors d’un congrès à Lindau, en Allemagne

Parmi ces David figure désormais le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de physiologie ou médecine, ancien professeur émérite à l’Institut Pasteur, directeur émérite de recherche au CNRS, ancien professeur à l’Université de New-York et membre des Académies des sciences et de médecine. Mais Luc Montagnier étant un esprit libre, qui a toujours refusé de se plier aux ukases des mandarins conformistes, il a poursuivi de nombreuses recherches personnelles en sortant des sentiers battus, ce qui lui a valu de féroces inimitiés. D’autant qu’il a pris fait et cause pour deux de mes « savants maudits », Mirko Beljanki et Jacques Benveniste. 

Il a même annoncé en 2010 qu’il fuyait le «climat de terreur intellectuelle» qui sévit en France et il a pris la direction d’un institut de recherche à l’Université Jiaotong de Shangaï. Mais c’est en novembre 2017 qu’il a mis le comble à la fureur du « tyrannosaure » en alertant l’opinion sur les risques liés aux vaccins et en prenant nettement position, en compagnie du Pr Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, contre la nouvelle loi infligeant aux nouveau-nés 11 vaccins obligatoires.

La presse complice

Dès lors, Luc Montagnier est devenu le nouvel « homme à abattre » et la mafia médico-pharmaceutique a mobilisé le ban et l’arrière-ban des mercenaires de la presse conformiste pour tenter de discréditer Luc Montagnier dans l’opinion publique. La dernière en date des attaques en règle contre ce grand scientifique est parue dans « Le Point » (N° 2386 - 24 mai 2018). J’avoue que, jusqu’ici, je considérais « Le Point » comme un journal sérieux. Depuis ce 24 mai, il a beaucoup baissé dans mon estime, car il a ouvert ses colonnes à un article qui déshonore les journalistes qui l’ont commis.  

Sous le titre « Mais qu’arrive-t-il au Pr Montagnier ?», deux folliculaires nommés Thomas Mahler et Violaine de Montclos, à l’évidence dûment chapitrés par le « tyrannosaure », et dont les connaissances médicales doivent être proches de zéro, se sont permis d’aligner un ramassis de moqueries, de rumeurs, de ragots assaisonnés par une pétition « anti-Montagnier » signée à l’aveuglette par les moutons de Panurge du corps médical. Les rédacteurs de ce galimatias nous disent, dès les premières lignes, avoir assisté à la conférence Montagnier/Joyeux, qu’ils nous présentent ainsi : « Sur la scène du Théâtre Michel, ce 7 novembre 2017, deux personnages donnent (...) une drôle de farce. »

Ainsi, d’entrée de jeu, le ton est donné : ces deux grands médecins sont des farceurs, tenez-vous le pour dit. Et ils poursuivent : « Devant un public nombreux qui leur est tout acquis, que prophétisent les deux compères (sic) opposés tous les deux à la vaccination obligatoire ? Un « empoisonnement » général de la populationune «tempête de cytokines» dans le cerveau de nos enfants... (Je précise que les cytokines sont des substances solubles de signalisation cellulaire agissant à distance pour réguler l’activité et la fonction d’autres cellules. Donc, Montagnier et Joyeux ont parfaitement raison : Il est logique et probable qu’une injection massive de plusieurs vaccins déclenche un « affolement » des cytokines aux conséquences imprévisibles.) ...et des « corrélations temporelles sérieuses » entre la mort subite du nourrisson et l’injection de vaccins avec adjuvants à base d’aluminium.»

Une interview truffée d’arrière-pensées...

Nos deux plumitifs ont tout de même été rendre visite à leur victime avant de la flinguer sans sommation et nous annoncent ainsi l’entrevue : «...Un Luc Montagnier on ne peut plus sûr de lui nous reçoit dans les bureaux fantomatiques de sa Fondation mondiale prévention et recherche sida, abritée par le siège parisien de l’Unesco.» J’ignorais que des bureaux pouvaient être « fantomatiques » et je constate que nos deux rédacteurs du « Point » ont une approche de la langue française pour le moins approximative. 

Ils nous parlent ensuite d’une pétition signée par « plus d’une centaine de membres des Académies des sciences et de médecine » et qui proclame : « Nous ne pouvons accepter de l’un de nos confrères qu’il utilise son prix Nobel pour diffuser, hors du champ de ses compétences, des messages dangereux pour la santé, au mépris de l’éthique qui doit présider à la science et à la médecine. »

Or, je précise que l’Académie des sciences compte 262 membres et l’Académie de médecine 290 (sans compter les membres étrangers). Soit au total 552 membres, ce qui réduit les signataires de la pétition à la proportion de moins d’un cinquième des académiciens. Je présume que tous les autres, qui ont certainement été sollicités, ont refusé d’attaquer un de leurs pairs sans raison crédible. Mais en outre, le texte de cette pétition est totalement grotesque. D’abord parce qu’il est absurde de prétendre que Luc Montagnier « utilise » son prix Nobel dans quelque but que ce soit. Il est Prix Nobel, point barre, et ne peut avoir aucune influence sur toutes les personnes qui jugent bon d’en faire état. Quant aux ahuris qui ont signé ce torchon, on se demande de quel droit ils se permettent d’interférer dans l’action d’un de leurs confrères qui dit ce qu’il croit juste et qui parle en s’appuyant sur ses recherches et ses connaissances, auxquelles ses censeurs n’ont pas accès.  

Mais voici que nos deux rédacteurs téléguidés adoptent un autre angle d’attaque et nous disent : « Dans les années 2000, déjà, il (Montagnier) repêche l’embarrassante théorie de la mémoire de l’eau popularisée par Jacques Benveniste, que le découvreur du sida voit comme un «Galilée des temps modernes». En 1988, cet immunologiste de l’Inserm publiait une découverte qui, d’après Le Monde, pouvait «bouleverser les fondements de la physique ». Après les annonces sensationnalistes, l’expérience, non reproductible, fait vite pschitt, et si les milieux complotistes et ésotériques les encensent, les travaux de Benveniste sont balayés par la communauté scientifique. » Là, j’avoue que je reste pantois devant l’ignorance crasse et la vanité redondante de nos deux gratte-papiers du «Point», qui, de toute évidence, n’ont pas la moindre idée de ce dont ils parlent et se contentent de faire chorus avec tous les pense-petit, les pisse-vinaigre et les va-d’la-gueule de la prétendue «communauté scientifique».

Avoir raison ne donne pas bonne presse

Personnellement, je connais très bien les travaux de Jacques Benveniste, dont les expériences étaient parfaitement reproductibles (à condition évidemment qu’on veuille bien se donner la peine d’essayer de les reproduire). Non seulement Benveniste parvint à établir que l’eau conservait la trace de tout ce qui la traversait, mais il réussit même à enregistrer ces traces et à les transmettre par Internet à très longue distance. Seulement voilà, comme ses travaux donnaient l’explication fondamentale de l’efficacité de l’homéopathie malgré la disparition de toute substance matérielle (et donc par un effet de « mémorisation »), il devenait aussitôt « l’homme à abattre » pour le cartel de la pharmaco-chimie dont l’allopathie demeure l’irremplaçable vache-à-lait. (Je rappelle que pas un médecin homéopathe n’est membre de l’Académie de médecine, et que lorsque celle-ci affecte de mépriser cette thérapie, dont l’efficacité a été mille fois prouvée, elle se permet de juger une discipline qu’elle n’a jamais étudiée et à laquelle ses membres ne connaissent rien). 

Bref, Jacques Benveniste fut licencié de l’INSERM et privé de tout soutien et de toute ressource jusqu’à ce que mort s’ensuive. Aussi doit-on féliciter hautement Luc Montagnier d’avoir le courage de réhabiliter Jacques Benveniste, car il devient ainsi lui-même la cible privilégiée des mercenaires du « tyrannosaure ». Son nom vient donc allonger la liste des excommuniés de l’Eglise du caducée, qui compte déjà bien des scientifiques célèbres.  

Nos deux frelons du «Point», se ridiculisant eux-mêmes sans s’en rendre compte, ne se privent d’ailleurs pas d’en égratigner quelques-uns au passage, faisant écho à une prétendue « maladie du Nobel » diagnostiquée par un pourfendeur américain des « pseudo-sciences » (les cloportes de la «communauté scientifique» nomment ainsi les sciences qu’ils ne comprennent pas), notamment Linus Pauling, dont ils n’ont évidemment pas lu le moindre texte, et qu’ils maltraitent sans vergogne par ces lignes assassines : «Ainsi Linus Pauling, légende de la physique quantique et double Nobel, qui se fourvoya dans des travaux sur la vitamine C...».

Or, non seulement Linus Pauling, génie incontestable, ne s’est nullement fourvoyé, mais c’est grâce à ses expériences que le monde entier connaît les vertus de la vitamine C (ou acide ascorbique), substance indispensable aux performances de notre système immunitaire. Toutefois, la vitamine C (présente dans tous les fruits et légumes et principalement dans les agrumes) est affligée d’un inconvénient majeur : elle ne coûte presque rien et ne peut permettre à aucun laboratoire de faire fortune. C’est pourquoi les spadassins de la mafia pharmaceutique entreprirent de ridiculiser Linus Pauling et y parvinrent pour une grande part, grâce à la complicité de journalistes bigleux dont l’esprit critique était tombé dans les chaussettes. (Toutefois, je suis obligé de me demander si quelques enveloppes rebondies ne circulent pas dans les salles de rédaction, afin d’encourager parfois la «bien-pensance».) 

Je vous ferai grâce de toutes les autres balivernes qui émaillent ces trois pages du «Point», dont le seul but est de jeter le discrédit sur l’un de nos plus brillants chercheurs. On nous dit, et je trouve ça très amusant, que certaines hypothèses médicales de Luc Montagnier sont « très controversées ». Parbleu ! Comme si les travaux de tous les pionniers qui s’aventurent dans les forêts vierges de la connaissance en traçant leur propre chemin pouvaient ne pas être « controversés » par la piétaille des conformistes et des médiocres qui ne savent circuler que sur les autoroutes bien balisées du «scientifiquement correct». Quoiqu’il en soit, Luc Montagnier et Henri Joyeux viennent d’adresser une requête au Président Macron pour demander que soit inscrit dans la Constitution le principe de précaution en matière de santé. Si cette requête était satisfaite, l’obligation vaccinale généralisée aurait du plomb dans l’aile, car le moins qu’on puisse dire est qu’elle foule aux pieds toute précaution envers les enfants fragiles et nos libertés essentielles du même coup. 

Cela dit, je ne veux pas mettre en doute la bonne foi de M. Mahler et de Mme de Montclos, même s’ils se sont laissés trop aisément manipuler par quelques mandarins. Mais je me vois contraint de leur faire un reproche majeur : Leur conscience professionnelle de journalistes aurait dû les inciter, au minimum, à prendre connaissance de tous les arguments scientifiques et médicaux qui ont été développés par les médecins contestataires de l’obligation vaccinale, et notamment ceux du Dr Dominique Rueff, diplômé universitaire de cancérologie, publiée le 15 juillet 2017 (https://www.lettre-docteur- rueff.fr/vaccinations- obligatoires-jai-choisi-camp/) . 

Enfin je me permettrai d’inciter M. Sébastien Le Fol, directeur de la rédaction du «Point» et M. Etienne Gernelle, directeur de publication, dont j’apprécie grandement les éditoriaux, de bien vouloir rappeler à leurs rédacteurs qu’ils ont un devoir d’objectivité et de loyauté et que leur travail ne consiste pas à «servir la soupe» à quelque coterie que ce soit ni à être des «snipers» médiatiques à la solde des ennemis déclarés de l’un des plus éminents esprits libres de la science française. 

Pierre Lance 

Pierre Lance est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages et notamment de la série Savants maudits, chercheurs exclus (4 tomes, 2002 à 2010 - Guy Trédaniel Editeur) qui regroupe les biographies résumées de 48 chercheurs de génie qui furent méconnus, occultés, voire persécutés par la « nomenklatura » scientifique et médicale.


 
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